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 Ballade Matinale

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Luan DiKuyang
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MessageSujet: Ballade Matinale   Sam 13 Fév - 13:19

La nuit est trop courte, jamais assez longue. La nuit avait été brève et ne m'avait pas été réparatrice puisqu'en me levant, je sentis tous les muscles de mon corps protester à cet affront et mes yeux s’étaient péniblement ouverts, en ce matin un peu frisquet, pour se déposer sur la vue que m'offrait la baie vitré de ma chambre. Apparemment, je n'avais pas encore pris le temps de me détendre, de mener une vie de pacha, car je trouvais qu'il y avait tant à faire pour rester enfermer dans une maison ou aller où que ce soit à se faire dorloter. Il n'y avait aucun doute, je n'aimais pas perdre mon temps depuis que j'étais en Angleterre. J'étais ici depuis plus de six ans et m'occuper l'esprit à ce point me permettais d'oublier que certaines personne me manquait.

Je me levai enfin de mon lit, il n'était que cinq heures du matin, puis j'exécutai ma routine habituelle. La toilette, les habits et puis le journal. Il n'y avait soit rien de palpitant et puis je me mis à rigoler lorsque je tombai sur la page du type qui avait vendu les cendres de son père sur eBay. Après quelques minutes de lecture et la constatation qu'il n'y avait réellement rien qui susciterait mon attention d'avantage, je décidai qu’il était temps d’aller humer l’air frais et humide d’un matin de notre coin de pays. La température actuelle ne me semblant pas très chaude, je me vêtis de jogging longue plutôt que de short, mais garda cependant mon t-shirt.

Puis, m’équipant d’un sac-à-dos, d’une gourde et d’une petite serviette que je glissai dans celui-ci et me dirigea vers la porte. Depuis mon passage au lycée, j’accordais beaucoup d’importance à ma routine, elle m’aidait à ne pas perdre pieds et me définissait. Cependant, cela ne faisait pas de moi pour autant une personne ennuyante et prévisible puisque ma routine ne s’exécutait que le matin et le soir, entre les deux, je pouvais bien faire ce que je voulais. Avant de quitté ma demeure, parce que je me refusais à cohabiter, depuis le tout début de mes études, avec quelqu’un qui me serais imposé, je m’assurai que tout était bien en place, que les fenêtres de mon petit studio était fermées et puis quitta les lieux sans oublier de fermer à clef.

5h30; Je quittais enfin le bercail. Aujourd’hui, n’ayant pas cours, je ne savais que faire. Des devoirs peut-être? Non, je devais me changer les idées, sortir de mon petit confort. C’est ainsi, sur ce questionnement perpétuel que je m’engageai dans les rues environnantes. Je n'allais pas me mettre à courir dans l'immédiat question de m'accoutumer au climat de la journée, mais j'y remèdirai éventuellement.

Ainsi, je marchai plus de dix bonnes minutes avant d'entamer le jogging. Musique dans les oreilles, cheveux dans le vent et accèlérant le pas à une bonne cadence, je me mits à courrir. Ce fut seulement à mon troisième tournant, après plus de vingt minute à parcourir les rues que je croisai enfin quelqu'un, mais j'y portai à peine attention.
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Alex Scott
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MessageSujet: Re: Ballade Matinale   Mar 23 Mar - 11:48

    Voilà une journée qui s’annonçait fade et ennuyeuse, pour tout dire. Depuis la nuit dernière, la pluie avait fait des ravages sur tous les moraux non endormis de l’Angleterre, laissant ceux qui dormaient paisiblement en paix. Pour Alex, dieu seul savait si elle dormait ou pas. En fait, elle essayait de dormir, mais ne le voulait pas vraiment. Ses cours ne commençaient qu’à quatre heure cet après-midi, heure assez tardive dans la journée.. Vu l’heure qu’il était en ce moment. Une heure et quinze du matin, pour être précise. Des cernes encerclaient les yeux d’Alex, qui ne pouvait rien contre ces horrifiants trucs naturels. Même son cache cernes ne pourrait pas les dissimuler.. La jeune femme n’arrivait pas à dormir, malgré tout l’effort qu’elle y mettait. Et puis, elle avait un compte-rendu à remettre sur un débat dans la chambre des communes que sa classe et elle avaient vu la journée précédente. Elle ne voulait pourtant pas devenir ennuyeuse comme ces personnes, en fait, ce n’était même pas dans ce genre de département de loi qu’elle voulait travailler. Alex, elle, voulait réussir à gagner des causes, devant un juge et son jury, pouvoir poser des questions et tout tourner à son avantage. Et puis, ce n’était pas ce petit détail qui lui manquait.. Tout tourner à son avantage.. Ça, elle en était bel et bien capable. Même que ça devenait trop facile avec les gens naïfs et riches de cette stupide école. Heureusement que leurs études étaient à la hauteur de ses attentes, car elle ne serait même pas ici.

    La jeune femme jeta un œil à son réveil, qui affichait maintenant une heure et quarante-cinq du matin. Et dire que penser n’était pas un passe-temps! Alex soupira, puis se releva afin de poser les pieds à terre et se lever du lit. Elle entoura le drap sur le lit autour d’elle, détestant se promener nue dans son petit palace. Enfin, on sait jamais : Les F4 ont accès à tout.. Pensez-y, ils peuvent entrer dans n’importe qu’elle chambre, et se permettre de placer des caméras. Et, pour la fin, Alex ne prenait aucun risque. Donc, après avoir entouré le drap autour d’elle, la jeune femme se rendit dans la salle de bain, allumant la lumière avant de jeter un regard dans la glace. Wow.. De belles et grosses cernes mauves, un visage pâle.. Des cheveux en batailles.. Que pourrions-nous demander de plus en cette belle matinée pluvieuse, hein? Quel sarcasme, oui. Enfin bref. Elle soupira une nouvelle fois, passant une main dans ses cheveux avant de faire couleur la douche, laisser tomber le drap et entrer dans la petite cabine. Oh la.. merde. L’eau était froide bordel! Tout lui tombait dessus, fallait dire. La jeune femme laissa passer un cri de colère, s’habituant peu à peu à cette eau glacée. Elle fit de son mieux et se lava assez rapidement, essayant d’être le plus rapide possible. Elle ne voulait pas rester sous cette eau une minute de plus, pas question!

    Elle arrêta l’eau puis sortit de la petit cabine, les yeux fermés. Son pieds se prit dans le drap qu’elle avait laisser tomber un peu plus tôt, la faisant tomber sur le sol violemment. La jeune femme fit passer un grognement, se relevant péniblement par la suite. Mais que se passait-il? Au moins, si la chance n’était pas de son côté pour la maladresse, peut-être que pour les cernes ça avait fait son effet.. Mais non, ils étaient toujours là, à l’affût de son propre reflet. La jeune femme avait envie de tout casser, de briser les membres de quelqu’un. Pourquoi tout cela lui arrivait?! Quand même, Dieu était un peu plus gentil, d’habitude! Enfin.. Si Dieu existe, dirons-nous. L’heure indiquait maintenant deux heures trente du matin… Preuve comme quoi le temps avançait vite. La jeune femme retourna dans sa chambre, cette fois-ci en se moquant d’y aller nue. Quand même, elle était trop fâchée pour y penser. Elle partit dans une démarche qui paraissait colérique, assez rapide même. Avec sa maladresse étonnante du jour, Alex se prit le pieds encore une fois, se cognant la cheville contre le bord de la porte. Elle cria une nouvelle fois, se prenant le pieds et ne se relevant pas tout de suite. Elle attendit que la douleur soit moins surplombante avant de se lever, puis de se diriger vers la commode près d’elle. Elle prit un jeans noir, un tee-shirt noir, puis une veste grise avec un capuchon. Elle enfila des sous-vêtements, puis son kit complet avant de partir et aller au petit salon. Elle marchait lentement cette fois-ci, espérant que rien ne lui arrive. Et en effet, rien ne lui arriva.

    Elle posa ses fesses sur le canapé, allumant la télé pour se brancher sur un canal qui ne présentait que des films. Elle en écouta qu’un seul, n’attendant pas la fin pour jeter un nouveau coup d’œil vers l’heure.. qui affichait maintenant près de cinq heure trente du matin. Vraiment, elle devait sortir, prendre de l’air. Ça lui ferait sûrement du bien.. Et de plus, peut-être que ça réussirait à vaincre la malédiction de maladresse qui s’était abattue sur elle depuis quelques heures déjà. Donc elle éteignit la télévision, regardant par la fenêtre. Il pleuvait encore, c’était atroce.. Et alors? Un peu de détermination réussirait à la faire quitter ces quatre murs. Ça la rendait malade, aussi. Les vêtements qui traînaient sur le sol la rendait complètement dingue, à vrai dire. Mais c’était de sa faute, elle refusait de faire le ménage, et n’aimait pas que les femmes de chambre entrent dans la sienne. On ne sait jamais, elles pourraient voler quelques trucs.. Mon dieu, Alex était devenue parano à force de rester cloîtrée dans cette chambre maudite. Bien évidemment, la jeune femme soupira, puis enfila ses converses avant de quitter la pie`ce tout en remontant son capuchon sur sa tête. Une fois dehors, elle se mit en marche vers les quartiers près de l’école, cherchant à se changer les idées. Elle s’arrêta devant un magazine à potin, regardant les premières pages. Sur un de ces magazines, on pouvait voir le visage de la jeune femme, et quelques critiques faites à son sujet. Étant la fille de deux grand designers de modes renommés, elle se devait d’avoir du style.. Mais non, elle ne voulait pas de tout ce superflu. C’était de trop. Elle prit le magazine entre ses mains, allant tout droit à l’article où l’on parlait d’elle. Ce qu’on y racontait? Qu’elle était une petite écervelée qui faisait honte à sa famille. Qu’elle n’avait aucun style, et qu’elle se prenait pour quelqu’un de trop normal.. Enfin, mais qui peut lire ce genre de babillages?!

    Alors qu’elle reposait le magazine, quelqu’un se rapprocha du stand, reposant le même livre qu’elle avait prit. Wow, maintenant, toute la planète aurait une mauvaise impression sur Alex. Quelle connerie, à la fin.. Elle n’avait jamais fait de mal à quiconque, elle voulait simplement vivre sa vie comme elle l’entendait. Un nouveau soupir avant de reprendre sa marche. Pourquoi, tout d’un coup, elle avait envie de pleurer? Tout s’abattait sur elle d’un coup, certes.. Mais d’habitude, elle aurait prit ça plus légèrement.. Elle en aurait sûrement rit, même. Que lui arrivait-il, tout d’un coup? La jeune femme se décida à marcher plus rapidement, regardant ses pas tout simplement. Elle n’avait pas envie de regarder devant elle. Tout ça l’effrayait un peu, à vrai dire. Alex continuait, et continuait.. Lorsqu’elle tr`bucha sur quelque chose qu’elle n’avait sans doute pas remarqué, puis tomba dans une immense flaque d’eau. La voilà toute trempée, maintenant! Elle se releva, contenant sa rage, puis se remit à marcher en croisant les bras contre son torse car elle avait froid. Un coureur passa près d’elle, ne la remarquant pas avant de la heurter du coin de son bras, elle se fit tasser quelque peu, mais s’en fichait pas mal. Et elle était sûre que lui aussi, il s’en fichait pas mal.. Elle resta là, sous la pluie, ne bougeant plus. C’était une bien meilleure idée, à moins que quelque chose lui tombe dessus.. Pourtant, le coureur semblait ralentir.. Que faisait-il?
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Luan DiKuyang
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MessageSujet: Re: Ballade Matinale   Sam 27 Mar - 17:39

    Tant d’évènements se déroulaient autour de lui dans son quotidien, mais jamais les gens ne remarquaient à quel point ces vicissitudes le troublaient bien que cela transparaissait uniquement dans ses écarts de comportement. Ce comportement si distinctif de son voisinage qui menait le grand train, cette attitude transparente qui lui permettait de passer inaperçu dans cette jungle obnubilée par le paraître et non l’être. Tous et toutes craignaient que leur réputation auprès des F4 soit mauvaise, mais ne portaient pas de réelle attention à qui ils étaient vraiment. Comment avoir une existence heureuse alors que nous ne restons pas nous-mêmes ? Bref, tant de questions étaient laissées sans réponse puisque pour lui, vivre ainsi n’était que torture. En tant que fils de militaires, jamais il ne lui était venu à l’esprit qu’un univers tel que celui de Storm Garden puisse exister. Luan était arrivé à cette école il n’y avait pas si longtemps, mais disons assez de temps pour que la berlue que lui donnait le climat de S.G ne soit plus ahurissante. Toutes les futilités qui occupaient les minables cervelles des gens de cet endroit ne méritaient pas qu’il y perdre trop de son temps. Car de toute évidence, à lui seul, jamais il ne pourrait y changer quelque chose et cette obsession de bien paraître n'était pas digne d’être respectée tout comme ceux qui avaient insinué cette culture au sein de cet édifice.

    Bien que plongé dans ses pensées, le jeune asiatique continua sa course et l’inévitable se produisit, il bouscula accidentellement une jeune fille. Il poursuivit son chemin tout de même, mais, ayant aperçu la demoiselle du coin de l’œil, il la reconnut puis il ralentit le pas. Était-ce la personne qu’il avait cru voir ou alors le tout n’était qu’une illusion créée par son cerveau et ensuite interpréter par ses yeux telle la réalité ? Il n’y avait qu’une simple et unique façon de le découvrir…S’en assurer!

    Contre toute attente, puisque les habitants du quartier de l’école la plus réputée de Londres ne freinaient pas leur route lorsqu'un évènement semblable surgissait, ils étaient programmés pour passer leur chemin et de se soucier strictement de leur petite personne, il ralentit la cadence. Il ne se contenta pas uniquement de ralentir afin de l’apercevoir du coin de l’œil, il s’arrêta et il se tourna légèrement. Était-il plausible qu'il connaisse cette jeune femme qu’il avait involontairement brusquée ? Presqu’immobile, sa cage thoracique se soulevait au rythme de sa respiration un peu saccadée et les mouvements des yeux ne cessaient jamais, Luan fouillait les décombres de sa mémoire. Cette fille lui semblait familière, peut-être l’avait-il dans l’un de ses cours ? Il avait beau creuser et creuser encore plus loin, son souvenir d’elle restait vague. Lorsqu’elle fut assez près de lui, le déclic s’enclencha. Il l’avait eu dans deux de ses cours avant l’université ! N’était-ce pas elle qui adhérait à la même pensée que lui sur l’importance du statut social de ce zoo ? Pour l’instant, seul le germe d’un doute lui assurait que la jeune femme était bien celle de ses souvenirs. D’après se qu’il pu noter, si c’était bien elle, elle n’avait pas beaucoup changée sauf peut-être des cernes plus prononcés. Ses crises d’insomnie avaient-elles prise plus d’ampleur? Par exemple, lui avait changé. Au moment où il mit pour la première fois les pieds à Storm, il était chétif, petit. En fin d’adolescence, il ne mesurait pas plus de 5 pieds 4 et maintenant il en faisait 5 pieds 11. Voilà, peut-être n’avait-elle pas de fortes chances de se rappeler de lui?

    Comme à toutes les fois où il tombait dans ses songes, il fronçait des sourcils, mais plus particulier encore, seul le sourcil gauche s’abaissait. Il se demandait comment aborder cette demoiselle aux allures de zombie. Eh quoi, ce n’est pas les traits que forge l’insomnie chez ses victimes? Alors corrigeons cela… Le jeune homme considéra un moyen d’approche vers cette jeune fille aux traits rongés par le manque de sommeil. Comment ferait-il? Irait-il vers elle ou la laisserait-il venir d’elle-même? Luan n’avait jamais eut de mal à aller vers les gens, il n’était pas un grand timide. Néanmoins, aujourd’hui il ne savait pas ce quelle mouche l’avait piqué pour que soudainement il manque d’assurance. Oui, il le savait, mais n’osait pas se l’avouer. Les filles n’avaient jamais été son truc. Le jeune homme n’était pas une andouille, loin de là, il savait s’exprimer avec tact et adresse, mais là, cela ne semblait pas être le cas. Il perdait ses moyens et cette situation commençait à l’embêter. Il avait de la facilité à socialisé en temps normal, mais cette fois-ci, il ne comprenait pas tout à fait. C’était un dilemme, c’était d’une complexité. En réalité, il pouvait se rendre la tâche simple et y aller de l’avant sans trop se soucié du reste et le dilemme serait chose du passé. Toutefois, il ne le ferait pas.
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Alex Scott
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MessageSujet: Re: Ballade Matinale   Mar 30 Mar - 13:43

    Le coureur ralentissait toujours, s’arrêtant pour de bon. La jeune femme figea, son regard fuyant sur le sol. Elle n’était pas très belle à voir, et ça, elle le savait que trop bien. Mais quoi qu’il en soit.. Alex restait là, faisant tortiller ses doigts les uns contre les autres dans l’espoir de ne pas trop l’avoir dérangé. Aujourd’hui, elle se sentait vulnérable, elle n’avait plus le courage de foncer et de se foutre de tout. Elle était épuisée. Épuisée d’avoir trop couru. Le temps semble plus long à force de tourner en rond. On se presse de vivre, on oublie de rire. Tout était devenu tellement machinal, trop prévu d’avance. Elle entamait toute seule cette lutte contre le chaos de ce monde. Et on se tient les coudes pour ne pas se découdre.. Mais ça en était trop pour la jeune femme. L’humanité part à la dérive. Elle en avait assez, aujourd’hui. C’était un moment de faiblesse, un moment de trop. Elle n’avait pas envie de le démontrer une fois de plus. Peut-être que de fuir aurait été mieux, le laisser poireauter là, et partir. Faire demi-tour et rester cloîtrée chez elle, laissant la maladresse et la peine la ronger pour le reste de la journée. Oui, peut-être serait-ce un peu mieux. Alex sentait le regard du jeune homme se poser sur elle, ne décidant pas de relever le sien pour autant. Elle serra les poings, restant figée là, à fixer le sol et les millions de petits points que créait la pluie sur le parquet cimenté.

    La journée était ennuyeuse, bizarre, trop bizarre oui. C’était une journée où les larmes succombaient, où toutes nos faiblesses surgissaient d’un coup. Mhh, la plus pire des journées pour Alex, laissez moi vous le confirmer. Elle qui paraît si forte, si rebelle et si têtue d’habitude. Aujourd’hui, on la voyait à son plus bas. Au premier regard, on pourrait se dire que si on prononce quelque chose de trop, elle se mettrait aussitôt à pleurer comme une madeleine. Mais, bien sûr, ce n’était pas le cas. Cependant, elle n’avait pas de force, elle marchait avec la tête basse, mais surtout, on pouvait voir qu,elle avait de la difficulté à se tenir debout. Le froid la rongeait, ses vêtements tout trempés n’aidaient pas du tout à sa cause. Enfin, elle ne pouvait pas améliorer son état, de toute façon, elle était déjà loin de la maison. Remettre les pieds là semblait une bien meilleure idée que de continuer son chemin et d’affronter le nouvel obstacle dans sa route : le coureur. Elle ne savait pas ce qu’il lui voulait, où ce qu’il cherchait à vérifier. Mais vu son âge, il allait à Storm Garden. Oh.. Tout se remettait en ordre. Ce qu’il cherchait? Une nouvelle rumeur à faire circuler, sûrement. Alex soupira, épuisée de se battre contre tout ce manège. Elle ne voulait pas de cela. En fait, elle le laisserait même s’en tirer intact. D’habitude, elle fait peur aux gens qui la regarde trop longtemps, et les fait fuir ou leur donne un coup. C’était sa vie, quoi. Mais il n’est jamais trop tard pour tout changer, n’est-ce pas? Oh, et puis.. Rien ne servait de changer ce détail. De toute façon, ce moment de faiblesse ne durerait pas une éternité, non?

    Sans se soucier une seconde de plus du coureur, la jeune femme essaya de tordre le bout des manche de sa veste, mais rien à faire. Ses vêtements étaient glacés. Elle devait retourner à la maison, c’était la seule façon d’éviter tout le reste. Mais elle n’en avait pas envie en même temps. Elle voulait rester dehors, se rendre n’importe où loin de chez elle. Le désordre monumental de son petit palace la faisait flipper depuis ce matin. Ce qu’elle avait? Rien.. Rien de normal, en fait. Elle voulait un havre de paix, de nouveaux vêtements secs. Un endroit propre et grand. Un café. Un bain chaud. Une télé qui repasse de vieux et bons films. Une atmosphère propre à son confort personnel, quoi. Quelque chose qu’elle aime, un environnement qui pourrait l’apaiser. Mais ce genre d’endroit n’existait pas. Quand vous voulez un café, vous allez le chercher. Vous n’avez pas un bain et une télé avec cela en prime. Ce qui serait trop bien, mais bon. L’imagination fait son travail, comme d’habitude. Et le monde l’enterre dans ses envies sombres. Alex jeta un petit coup d’œil vers le jeune homme qui s’était arrêté. Il semblait s’être un peu approché... Mais avait-il peur d’elle? Quand même… Elle n’allait pas le frapper ou autre chose! Avait-elle l’air de quelqu’un de colérique, en ce moment.. Dites moi? Je ne crois pas, non. Alors.. S’il voulait lui dire quelque chose, qu’il ne se gêne pas! Mais elle n’avait pas non plus envie de lui adresser la parole. Alors, pourquoi le ferait-il lui-même? Vraiment logique, fallait y penser. Non?

    La jeune femme recula de quelques pas, souriant dans le vide. Pourquoi elle souriait? Personne ne le savait, elle même l’ignorait. Peut-être que c’était le malaise qui l’envahissait qui faisait en sorte qu’elle souriait ainsi. Enfin, qui veut savoir la raison d’un sourire aussi idiot que le sien? Bref.. Alex releva son regard, voulant pouvoir voir devant elle lorsqu’elle marche. Ce serait beaucoup plus avantageux pour elle lorsqu’elle voudrait éviter le prochain coureur insouciant. En espérant que le prochain ne s’arrête pas. Là, elle péterais un câble total, et se mettrais sûrement à pleurer. Ce matin, elle n’avait pas la fierté et l’orgueil qu’elle arborait fièrement à l’habitude. La jeune femme ramena ses mains vers sa bouche, soufflant dans ces dernières pour les réchauffer. Mais en vain, rien n’y faisait. Rentrer était une bien meilleure idée, tout s’acharnait sur elle. Alors, lorsqu’elle vint pour se retourner, elle se barra la jambe dans un carreaux de ciment surélevé, puis tomba sur le sol. La jeune femme resta quelques secondes au sol, se redressant pour s’asseoir. La jeune femme couvrit son visage à l’aide de ses mains, sifflant –comme murmurer- entre elles :


    -Allez, ça va aller. Il ne te reste plus beaucoup de chemin à faire.

    Wow. Tout allait bien aller. Comme si tout allait bien aller. Malgré tout les encouragements, elle resta là, pour plus d’une minute. Le coureur devait être parti maintenant. Et elle devait être seule, à s’apitoyer sur son sort, ses vêtements trempés et glacés. Quelle journée ridicule pour toit dire. Elle devait s’inquiéter de chaque pas qu’elle faisait, de chaque geste. Pourquoi aucune larme ne coulait, alors qu’elles étaient au bord du précipice? Tout cela était trop bizarre. Trop, c’est trop. Et là, c’était plus que la limite. Elle n’avait plus envie de se relever, elle ne voulait pas tomber ou qu’il lui arrive encore malheur. Elle restait donc là, à attendre un miracle.. Ou simplement à attendre pour rien.
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Luan DiKuyang
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MessageSujet: Re: Ballade Matinale   Dim 11 Avr - 12:32

    Souciant de la réaction de la jeune femme, il ne comptait pas précipiter les événements. Il était là, plus inquiet que jamais de ce qu’autrui pourrait bien penser de lui et il ne comprenait pas. Non, il ne figurait pas pourquoi il restait là plutôt que d’aller lui parler et évidemment, elle ne viendrait pas vers lui non plus. Il voyait bien que cette fille était mal au point. Elle vacillait et d’un du moment à l’autre, elle pourrait s’effondrer, là, sur la place publique. Embarrassé, son fidèle tic réapparaissait. Il passa, d’un geste descendant, sa main derrière la tête et termina sur sa nuque. Devrait-il s’approcher d’elle et lui montrer qu’il s’inquiétait? La confusion régnait en son esprit puisqu’il ne savait pas si elle allait le reconnaître. Remarque, il ne perdrait probablement rien à essayer.

    Jamais, non jamais, il ne s’était retrouvé dans une telle situation. Indécis et songeur, il cessa de voir ce qui l’environnait. Cependant, il voyait toujours son ancienne camarade de classe. Il était mal. Le malaise s’était tout d’abord emparé de lui en accroissant, mais le temps arrangerait tout. Les secondes s’écoulaient et il n’avait toujours pas bougé de là. D'ailleurs, il ne semblait pas en avoir la conviction. Immobile, ou presque, il semblait se perdre dans les méandres de ses pensées. C’était une chanson de Train qui jouait alors sur son lecteur de musique… Hey, soul sister… Doux contraste avec la situation, parfait si c’était la personne qu’il croyait qu’elle était.

    Reportant son attention sur la réalité, il était aisé de remarquer qu’Alex, la jeune fille, était loin d’être à son meilleur. Cerné jusqu’au menton, pour faire une hyperbole. Plus blême qu’à l’ordinaire et de surcroit incapable de se tenir convenablement sur ses jambes, on voyait l’ampleur de son état insomniaque. Cependant, Luan se demandait s’il n’y avait pas autre chose qui entrait en fin de compte. Faudrait lui demander… Il passa une fois de plus sa main sur sa nuque, mais avec un certain acharnement qu’il n’avait pas eu plus tôt. La réalité dans ces moments-là semblait ralentir et le temps s’étirer. Plusieurs pourraient croire que depuis l’accident, plus de vingt minutes auraient passé, alors qu’en fait seulement cinq minutes s’étaient écoulées. Ah, le temps gêne, le silence créer des malaises.

    Soudain, sans le prévenir, pourquoi l’aurait-elle fait, elle voulut reprendre son chemin. Cependant, une des tuiles du trottoir possédait une énorme anfractuosité de long en large. Oui, la tuile avait une de ses cavités surélevée, ou du moins assez bien placée, que la demoiselle s’y prit les pieds. Elle s’effondra. Luan sursauta, il ne l’avait pas vu venir exactement de cette façon. Oui, il savait qu’elle tomberait bientôt, mais il n’aurait pas cru que c’était si tôt et causé par un défaut de la chaussée. Bien que surpris, il se dit qu’il était temps d’aller vers elle. Il lui devait bien ça de lui prêter main-forte.

    Alors qu’elle se résolut à rester assise sur la chaussée inondée d’eau de pluie, il rassembla tout son courage. Désormais bien décidé, profitant quand même un peu de la situation actuelle, il se dirigea vers Alex. Trouvant qu’elle souffrait déjà assez, il n’allait pas la laisser seule ici. Surtout pas ici, sur une voie publique et habituellement très fréquentée. Il arriva à sa hauteur, puis il s’accroupit devant la jeune fille en lui tendant la main.



    Ce n’est pas ton jour à ce que je peux voir.


    Sa voix était alors chaleureuse et empreinte de toute la confiance en lui qu’il avait réussi à trouver en quelques minutes. C’était pas mal, il réussissait enfin à lui parler, à s’approcher d’elle. Il sourit timidement.
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Alex Scott
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MessageSujet: Re: Ballade Matinale   Dim 11 Avr - 14:24

    La jeune femme restait toujours assisse, elle avait envie de pleurer, de rentrer chez elle, de ne pas avoir de difficulté à dormir.. Ou de simplement reculer dans le temps. Pour que tout redevienne normal, quoi. Mais rien ne redeviendrait comme avant. Elle le savait, et plus que quiconque ici.. Et, pour se remonter le moral, elle se disait toujours que ce n’était qu’une mauvaise passe, qu’elle devait rester là, et tout irait mieux.. À moins qu’un taxi décide d’aller à toute vitesse et l’éclabousse.. Mais bon, elle était déjà trempée de la tête au pieds. Elle devait aller se changer, faire quelque chose pour ne pas mourir de froid.. Alex regarda le sol par les quelques petits trous que laissaient ses mains, avant de les retirer complètement et de croiser ses bras sur sa poitrine. Oui, il faisait froid. Mais elle ne voulait pas rentrer, ou simplement bouger.. Pour courir la chance de se prendre une autre chute, ou qu’il lui arrive malheur. Elle n’adressait plus l’ombre d’un regard au jeune homme, croyant qu’il était parti.. Qu’il devait s’être juste trompé.

    Pour sa part, elle n’avait pas reconnu le jeune homme. Elle ne mémorisait pas tous les visages qui passaient dans un couloir, ou les gens avec qui elle était placée pour faire des oraux. Elle s’en fichait pas mal.. Ce qu’elle se disait était qu’ils allaient, tôt ou tard, disparaître de sa vie. Alors, de ce fait, elle ne se prenait pas trop la tête à reconnaître ou connaître des gens.. ça lui semblait tellement inutile de faire ce genre de choses. On a beaucoup mieux à faire dans la vie. Face à sa pseudo-solitude, la jeune femme soupira. Elle détestait entendre ses soupirs. Se sentir seule.. Surtout. Elle ne s’en faisait pas pour son manque de sommeil, il y a des années que ça dure, alors.. Elle trouverait bien le moyen de rester debout toute la journée s’il le fallait. Ce ne serait pas bien difficile, d’autant plus qu’elle y était habituée. Ceux qui l’ont connue au collège étaient des habitués. Après une semaine ou deux, ils la lassaient tous tranquille, sachant que c’était tout à fait normal, quelque chose dans ses habitudes.. Ou peut-être qu’ils s’en foutaient depuis le début. Enfin, Alex se foutait bien de tous ces gens, elle ne se fiait pas à eux.. Sa solitude et elle même étaient ses deux seuls atouts.

    La jeune femme explorait ses souvenirs, remontant très loin. Hé bien.. Assez loin dans es études supérieures. Elle ne se souvenait de personne. Alex avait une facilité à se défaire de ses souvenirs facilement, d’oublier des noms et des visages quand elle voulait, à l’instant précis où elle le désirait. Ce qui était assez impressionnant, c’est qu’une fois le tout oublié, rien ne lui revenait. Mais elle n’oubliait jamais le nom de ceux qui l’avaient aidée. C’était une manière de leur rendre hommage.. Mhh, à sa façon? Quoi qu’il en soit. Si le jeune homme avait un nom, peut-être qu’il pourrait lui rappeler quelque chose. Un petit quelque chose. Ou simplement poser un visage à ce nom qu’elle avait gardé en souvenir. Alors qu’elle allait regarder dans la direction où le jeune homme était avant, une main se posa devant son regard. Elle releva les yeux, reconnaissant l’homme qu’elle tentait de chercher. Il lui adressa la parole, mais timidement. Ce n’était pas son jour, effectivement.. Il avait l’air de posséder beaucoup de confiance en soi, celui là.. Comme elle, d’habitude…


    -Mhh… Euh, non, ça va. Je crois que c’est normal, comme journée.

    Elle essayait de paraître confiante elle aussi, mais c’était pas mal foutu. En plus, sa voix était instable à cause du froid qu’il l’envahissait. Quelle perte de temps.
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Luan DiKuyang
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MessageSujet: Re: Ballade Matinale   Lun 24 Mai - 13:21

    Luan Resta là, aux côtés de son interlocutrice qui par sa gestuelle laissait transparaitre un état plutôt sombre et découragé. Son corps parlait et lui, il savait écouter depuis tout jeune. Eh oui, étant fils de militaire, corrélation douteuse mais présente, il avait su au fils des années apprendre à décoder la communication non verbale. Dans cette situation bien précise, il voyait bien qu’elle était surmenée, épuisée mais encore, elle exprimait inconsciemment son sentiment de rejet. Elle se semblait bien se soucier de l’avis des autres malgré ce qu’elle voulait que les autres perçoivent. Comment savait-il tout cela en contexte bien précis? Cela était fort simple, du moins pour lui être analytique des faits et gestes. Tout d’abord, il la connaissait déjà un peu, mais il pouvait remarquer tout cela par les vêtements qu’elle portait et par les gestes, de façon étudiée et décortiqué, qu’elle effectuait à tour de rôle.

    Le ciel était encore gris, mais l’accalmie semblait arriver car au loin, on voyait quelques rayons de soleil percer par delà les nuages. Cela faisait du moins déjà une bonne nouvelle puisque ces dernières semaines la température ne s’était pas faite clémente. La pluie se calmait, mais la tempête dans le cœur de la jeune fille ne semblait pas cesser. Elle soupira à quelque reprise, trois fois environs, et cela juste assez fort pour qu’il puisse percevoir le son qui lui était de moins en moins familier.


    La voix tremblante, allé voir si c’était les émotions ou bien le froid, elle lui répondit enfin. Non pas que sa réponse se fit tarder, mais quelques secondes, pas énorme, s’était écoulé entre tout ces gestes-là.

    «Mhh… Euh, non, ça va. Je crois que c’est normal, comme journée. » dit-elle.

    Enfin bref, bien qu’il y denota de l’hésitation, il savait bien qu’elle y disait la vérité car il était conscient que pour elle, rien n’était rose. Peut-être avait-elle besoin d’un confident à qui confier tout ces tracas? Passons. Les mots passés, ce n’était pas sa voix qui tremblait seule, mais en tandem avec son corps. Elle grelottait. Loin d’être un sans cœur, Luan déposa son sac devant lui et entreprit de l’ouvrir question de retirer une veste qui s’y trouvait.

    -Tient, mets ça, dit-il un peu plus confiant que lorsqu’il avait amorcé la conversation, tu voudrais pas aller ailleurs?

    Question d’appuyer sa phrase, Luan se leva, toujours tournée vers elle, il lui tendit sa main droite, paume vers le haut. Il savait qu’elle avait froid et changer d’endroit et surtout décollé du sol trempé lui semblait une idée judicieuse.
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Alex Scott
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MessageSujet: Re: Ballade Matinale   Ven 4 Juin - 10:44

    La jeune femme reposa son regard sur le jeune asiatique puis ensuite sur le ciel. Tiens, le soleil se tallait une place. Il était temps.. Après tout, un peu de soleil lui ferait du bien. En regardant Luan, elle avait l’impression que ce nuage de malheur n’était tombé que sur elle. Enfin.. Ça durait depuis déjà un bon bout de temps, alors pourquoi s’en plaindre maintenant? Alex essayait tant bien que mal de replacer le jeune homme à l’aide de souvenirs.. Mais rien. Tout ça la rendait furax. Pour une fois qu’elle voulait se remémorer quelqu’un.. Et rien. Le néant. Encore une fois, elle n’arrivait pas à se remémorer quelqu’un. Ça lui arrivait souvent que des gens au passage, lui fassent un petit coucou ou qu’ils viennent lui parler, leur disant qu’ils se connaissaient et tout le blabla enthousiaste habituel. Mais elle.. Aucun souvenir. Bon, au fond, c’était de sa faute.. C’était elle qui voulait se débarrasser de la tête de chaque étudiant qu’elle croisait. Et puis, avec sa mémoire sélective, le travail s’effectuait sans retour possible.

    Luan tendit sa main devant Alex, une veste dans celle-ci. Il lui dit de la mettre, puis lui demanda si elle voulait bien aller ailleurs. Tiens, ce ne serait pas de refus. La jeune femme mit la veste rapidement, relevant ses longs cheveux mouillées pour ne pas trop tremper la veste. Bon, ça ne lui appartenait pas, et elle ne voulait pas la lui remettre toute trempée.. Enfin, elle le serait quand même de toute façon. La jeune femme se leva, tordant ses cheveux pour les essorer du mieux qu’elle pouvait. Elle esquissa un petit sourire avant de repousser ses cheveux derrière et de se secouer un peu, pour ne pas trimballer trop d’eau avec elle. Alex resserra la veste contre elle, regardant autour avant de répondre à son interlocuteur.


    -Oui, allons ailleurs. Dit-elle, pressée de partir. Merci, pour la veste.

    Un peu embarrassée, la jeune femme fit mine de regarder les boutiques et les bâtiments, feignant l’intérêt. En fait, elle n’était pas intéressée par les boutiques. Elle voulait entrer à quelque part, se réchauffer, prendre une douche et tout repartir à zéro. Voilà qui s’annonçait déjà bien parti. Mais où voulait-il aller? Bon, elle irait bien chez elle, mais elle était pas mal loin en ce moment. Et puis, marcher en étant trempée de la tête au pieds.. C’est totalement inconfortable.. Surtout sur des grandes distances. Quoi qu’il en soit, la jeune femme sourit à nouveau, redirigeant son regard sur le jeune asiatique.

    -Où veux-tu aller, au juste? Lui demanda-t-elle, impatiente d’avoir une réponse de sa part.

    La jeune femme essuya son visage avec le bout de la manche de la veste de Luan, puis tordit ses cheveux à nouveaux. Ils restaient là, tout les deux, à essayer de bâtir une conversation.. Il y a bien le mot « essayer ». Car lui semblait la reconnaître et être un peu plus à l’aise.. Mais elle, aucun souvenir. Peut-être que ça lui reviendrait plus tard.. On espère.
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Luan DiKuyang
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MessageSujet: Re: Ballade Matinale   Ven 4 Juin - 13:09

Voici une réponse bien minuscule, mais ne te méprends pas, elle comprend tout les éléments importants.

    Peut-être allait-elle accepter sa proposition, c’était ce qu’il espérait. Il ne se fit pas prier longtemps qu’elle enfila le cardigan beige qu’il lui passait afin qu’elle ne prenne pas plus froid qu’elle ne l’avait déjà pris. En effet, à peine avait-il eu le temps de lui tendre qu’elle s’y emmitouflait déjà. Il n’était pas indispensable d’avoir un QI élevé afin de comprendre qu’elle avait froid, il suffisait d’observer. Elle se redressa d’elle-même, sans doute, puis essora sa longue chevelure d’ébène.

    « Oui, allons ailleurs. Dit-elle, pressée de partir. Merci, pour la veste.
    -De rien, c’est la moindre des choses. »


    Satisfait qu’elle accepte de se diriger autre part que cet endroit, il gagna encore un peu en confiance, bien qui lisait sur le visage de la jeune femme une incertitude. Que se demandait-elle? Il avait l’impression, du à la façon dont elle le regardait, qu’elle ne se souvenait pas de lui. Bon, si ce n’était que ça, il aurait amplement le temps de faire connaissance autour d’un café. C’était de loin la fin du monde pour lui, il avait l’habitude de passer inaperçu dans ce bahut. Fin bref, il n’avait jamais eu l’intention de se faire remarquer. Ouais, un café ou un chocolat lui paraissait bien comme idée.

    Alors même qu’il songeait à un lieu, elle lui demanda où il voulait aller au juste. Il avait une faible idée d’où, mais cela était plus clair pour le « quoi ». Puisqu’il la voyait grelotter, il savait qu’une boisson chaude ne serait pas de refus, mais il y avait tellement d’endroits, de petits cafés, qui bordaient cette rue qu’il ne savait où aller. Quel endroit privilégiait-elle aux autres, lui demander lui apparaissait être un pas vers elle qui ne saurait pas être mauvais. Où aller, il ne savait pas. Serait-ce une idée bien vue de l’inviter chez lui? Son intuition lui répondait à la négative, mais d’un autre côté elle pourrait prendre une douche chaude et faire sécher ses vêtements. Alors, il allait lui faire deux propositions, elle choisirait.


    « Donc, nous avons deux manœuvres possibles, débuta-t-il, mais la liberté du choix repose uniquement sur tes épaules.» Il s’arrêta un instant afin d’observer les réactions de la jeune femme, il voulait voir si elle buvait un peu ses paroles ou non. Il lui était essentiel, d’un certain point de vue, de savoir si elle désirait réellement savoir ce qu’il aurait à suggérer. Que d’options à leur disposition, cependant il n’en donnerait que deux question de contraindre un peu la dame. Pas qu’il avait de mauvaise intention, loin de là, mais lorsqu’il y avait trop de choix, se décider devenait difficile.
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Alex Scott
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MessageSujet: Re: Ballade Matinale   Mer 7 Juil - 16:03

    Après s’être emmitouflée dans le cardigan que le jeune homme lui avait passé, Alex se releva et essora sa chevelure. La jeune femme avança de quelques pas, remontant le cardigan un peu plus vers son visage avant de regarder le jeune asiatique devant elle. Pendant qu’elle regardait les boutiques, Luan lui dit que ce n’était rien et que c’était la moindre des choses de lui avoir passé son cardigan. Hé bien, c’était très gentil de sa part. Ce ne serait pas n’importe quel passant qui aurait fait cela pour la demoiselle, n’est-ce pas? Enfin.. Passons. La jeune femme braqua son regard dans celui de l’asiatique, puis lui adressa un petit sourire. Alex resserra la veste sur elle-même, puis fronça les sourcils pour un bref instant. Il avait l’impression de vouloir la déchiffrer, d’avoir plusieurs questions à lui poser. Mais pourquoi chercher à en savoir plus à propos de quelqu’un qu’on ne voit qu’une fois dans sa vie? Tout cela était insensé.

    La soleil sortait peu à peu de sa cachette, révélant quelques rayons ici et là. Ça ne ferait aucun tort à la jeune étudiante, qui en avait bien besoin. En fait, tout semblait lui faire du bien. La compagnie, le sommeil, une douche, un café tôt le matin, la chaleur ou le froid.. Elle ne cherchait qu’une source de réconfort, en fait. Rien de trop gros comme demande, ai-je raison? Alors qu’elle attendait que le jeune homme parle, la jeune femme croisa les bras sur sa poitrine, regardant toujours ce dernier dans les yeux. Il semblait réfléchir.. Mais à quoi? Bon, maintenant, c’était elle qui se posait des questions. Elle fronça des sourcils à nouveau, détestant peu à peu le silence qui s’était installé entre eux. Pourtant, à l’habitude, c’était ce qu’elle chérissait le plus; Le silence. Pour une fois, elle voulait le chasser… le détruire. Mais comment s’y prendre? Comment chasser le silence, comment l’éloigner? Elle n’avait rien à dire, rien à déclarer de plus. Elle lui avait déjà fait ses remerciements..

    Et si elle commençait par lui demander comment il allait? Ou bien qu’elle lui demandait s’il la connaissait, tout bonnement? Non, trop.. Familier comme genre de question. Que pouvait-elle bien lui dire de plus que ce qu’elle lui avait déjà dit? Tant de questions sans réponses apparentes. Mais ces réponses n’étaient pas loin, et Alex le savait. Alors qu’elle était prise dans ses pensées, le jeune étudiant se mit à parler. Elle en sortit presque aussitôt, replongeant son regard dans celui du jeune asiatique. Il lui dit alors qu’ils avaient deux choix possibles, mais que tout cela dépendait seulement d’elle. Bon, alors, quels étaient s ces deux foutus choix? Allait-il le lui dire? Elle voulait vraiment savoir, quoi. Alors, sans hésiter, après qu’il eu fini de parler, elle se lança.


    -Mais quels sont ces choix, dis moi? Tu me laisse sur un drôle de suspense. Dit-elle, visiblement amusée.

    Un joli sourire ornait son visage. Seulement, cette fois-ci, il n’était pas forcé. Il était totalement vrai, on pouvait lire son amusement.. Mais surtout sa curiosité.
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