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 Bipppp....Ceci est un message enregistré.( Pv:Mikky)

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Dylan Fletcher
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MessageSujet: Bipppp....Ceci est un message enregistré.( Pv:Mikky)   Jeu 7 Oct - 16:06

C’est déjà le commencement d’une année nouvelle. Oh mon Dieu! Ça fait huit mois que je n’ai pas vue ma douce petite agneautine!!! (Note aux lecteurs : dans le dictionnaire de Dylan ‘’agneautine ‘’ veux dire ‘agneaux’ au féminin.) Depuis la rentrée scolaire, je ne l’ai pas croisé une seule fois. Peut-être qu’elle m’évite? Je lui fais si honte à ce point la? NON! Impossible (avec l’accent anglais « Impossibleeh ».) Marcher dans les rues, eu, couloirs* de Storm Garden l’école des pauvres, oups mauvais mot, l’école des riches c’est vraiment ennuyeux si nous sommes seuls. Croiser les nouveaux c’est bien, mais à deux c’est mieux. (Un verre de lait c’est bien mais deux c’est mieux.) Oreille du Ipod dans l’oreillette, je suis fin prêts à retrouver celle qui me manque depuis… Eum…. Je ne sais plus combien de mois.

- Nants ingonyama bagithi. Baba[Here comes a lion, Father]Sithi uhm ingonyama [Oh yes, it's a lion]Nants ingonyama bagithi baba.Sithi uhhmm ingonyama.Ingonyama.Siyo Nqoba [We're going to conquer]Ingonyama.Ingonyama nengw' enamabala!!!!!![A lion and a leopard come to this open place]

C’est l’histoire de la vie!!!! De ce cycle éternel!!!! Wow ok Dylan ressaisit toi, n’hurle pas ainsi dans les couloirs tu va faire peur au nouveaux. Oups…Trop tard. Vite sort avant qu’ils n’appellent la sécuritée!! Je partis a la grande course, prenant mes jambes a mon cou. Un peu plus et il y avait un bruit de voiture suivis de la boucane. Du même type de Road Runner.

-Blllrppp(grimace) BIP BIP!!

VROUUUUMMMM….. Enfin sortis de cet enfer nul et bizarroïde. Peut-être que ma douce est a sont manoir? Ouin… Ça pourrait être une idée.

-En route!

Eh oh! Eh oh! On rentre du boulot… Nananananananana… Je trottinais joyeusement en direction du manoir… LE somptueux manoir auquel je n’ai jamais mis les pieds… Ni-même le bout du nez… Peut-être est-ce ma chance? Nah… Surement pas voyons c’est impossible!

-Impossibleeh.

Attendez un peu! Mais...Mais…Un tête blonde, des lunettes de soleils, des mèches de couleurs… Mais c’est ma petite Mikky! Wow! Mais c’est un miracle, c’est une chance sur dix-milles de la croiser dans les rues bondées de cette ville de pauvre, eu non de riche.

Et tout à coup, BANG, une maison venait d’exploser. Une dame criait aux secours.

-Pas de panique gente dame Dylan le super héros viens vous délivrez des flammes!!

Oh mais attendez un peu. Mais c’est Mikky qui est dans les flammes!! Non! Comment faire? Je ne veux pas la perdre, j’étais hors de mes moyens, tout s’écroulais autour de moi, je tombe… Je m’enfonce au bord du gouffre. BANGGGG, ma tête me fait affreusement mal, j’ai un mal de crane affreux. J’ouvris mes yeux, le monde à l’envers et un chambre était dresser devant moi. Ouf… Ce n’était qu’un rêve. Tout un rêve… Je clignais afin de retrouver mes esprits.

-Ahh!

Badang! Aouch… Je me frottais le crâne, bordel que ça fait mal les planchers! Je me redressai sur mes jambes, j’ai le tournis ce matin ce n’est pas possible.

-Oh non Mikky! Elle est peut-être en danger! Nous sommes quelle datte? Ou est ce fichus calendrier?

Je courrais comme un animal qui avait le feu aux fesses, renversant tel un ouragan déchainé, toute choses que je trouvais pour trouver ce fichus calendrier. Eu...Attendez une minute, je n’ai pas calendrier parmi ce désastre. Que je peux être étourdi parfois! Eu… Ce n’est pas depuis que j’ai ce cauchemar par hasard?

‘’Tigi di dai di doudou ding dang di ding dou’’

-Ce doit être Mikky qui appelle aux secours! Je me ruai sur mon téléphone, l’attrapa, l’échappa, le ramassa, et l’ouvrit. Un texto… De Mikayla, me demanda où est-ce que j’étais… Elle m’attend. Hein? Mais je ne comprends pas, mais qu’est-ce qui ce passe? Oh non! Le café!! Je devais la rejoindre! Je lui répondis rapidement « J’arrive ». Je m’habillai en vitesse, sauta dans le premier autobus que je croisai et me dirigea rapidement vers le café. Le bus à peine arrêter, je sauta en vitesse d’un seul bond trébuchant presque, je courais vers ce café. J’aperçus au loin Mikayla.

-Je suis la!!! Alors ça va bien?

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Mikayla R. Blackmeadow
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MessageSujet: Re: Bipppp....Ceci est un message enregistré.( Pv:Mikky)   Jeu 7 Oct - 20:26

      « Message envoyé au numéro demandé : Mais merde, Dylan ! Où es-tu, pour l’amour ?! Je t’attends, bon sang ! Grouille ton cul, je m’impatiente. »


    Une heure. Une heure complète que j’attendais ce foutu grand imbécile heureux qu’est mon meilleur ami. Mais non, je ne plaisante pas, même pas du tout ! Une heure ! Quand même, c’est long, quand tu es dans le Café du coin, dans la ville, tout près de Storm Garden. Je regardais d’un regard courroucé mon téléphone portable, qui me disait encore le même message depuis quelques secondes, depuis que je lui avais envoyé ce message, comme une désespérée. En fait, je ne le montrais pas. Je tentais de ne pas montrer qu’avec toute cette rage qui faisait surface et dont je faisais preuve, en fait, je m’inquiétais. Il savait bien qu’on avait ce rendez-vous, au café. Je lui avais dis et il n’avait pas arrêté d’en parler pendant toute la semaine, heureux qu’on ait enfin du temps un peu… Seuls. Ouais. Seuls. Ça me faisait plaisir à moi aussi, je n’avais pas arrêté de sourire pendant les quelques jours qui avaient précédé. Je dépose mon téléphone sur la petite table, regardant d’un regard toujours aussi haineux le café que je m’étais commandé, le troisième depuis ce matin, quelques minutes plus tôt. Une petite fumée voletait doucement de celui-ci, s’échappant de sa forme liquide. Je soupirais alors en roulant les yeux.

    Dylan restera Dylan, après tout.

    Et nul ne peut changer ce grand idiot. Mon regard noisette se perdit sur le plafond, sans vraiment le regarder, et j’eus un petit sourire en coin. Il n’était pas si mal, finalement. Quand il ne me faisait pas attendre aussi longtemps, ceci dit. J’attendais patiemment sa réponse à mon message texte, mais aucune ne vint pour les minutes qui suivirent, jusqu’à ce que finalement, un petit son de cloche tinte l’atmosphère de l’endroit. « J’arrive. » Enfin ! Ouais, je rageais de l’extérieur. Mais au fond, je commençais réellement à me faire un sang d’encre pour lui. Mon regard se porta alors sur l’heure, dont l’aiguille ne cessait d’avancer. Il était dix heures moins le quart. J’avais toujours été une lève-tôt, ça, je ne peux pas le nier. Ce matin-là, je m’étais levée vers sept heures, malgré le fait que l’on soit samedi et que j’avais tout le temps devant moi pour dormir. J’avais été habituée à ça, depuis toute jeune. Mon grand-père, quel homme il était. Il me disait toujours que l’avenir s’éclairait pour ceux qui se lèvent tôt. Je retenais ses paroles en grande admiration. Que j’adorais mon grand-père. Il me manque encore, affreusement. Je me rappelle des jours où nous regardions le soleil se lever doucement sur l’horizon. C’était toujours un superbe spectacle, et surtout avec lui. J’eus un petit sourire en coin en me rappelant des friandises qu’il avait toujours dans sa poche à ce moment. Et de ses histoires. Que j’aimais ses histoires.

    Je me redressais un peu sur ma chaise, commençant à taper mes doigts sur la table, mes ongles solides émettant un petit bruit chaque fois qu’ils rentraient en contact avec. Je plaçais une mèche de mes cheveux colorés derrière mon oreille, replaçant parla même occasion mes lunettes de soleil, mes inséparables, sur le haut de ma tête. Je bus une gorgée de café, attendant Dylan pour déjeuner. Déjà, je sentais que mon ventre criait famine. Je n’avais rien mangé depuis ce matin, car je voulais l’attendre, lui, et de manger une bonne brioche avec lui. Ils faisaient d’excellentes brioches ici, et je savais que Dylan les appréciait autant que moi. J’avais attendu ce moment toute la semaine, alors qu’il ne vienne pas le gâcher avec plus de temps de retard !

    L’horloge sonnait alors dix heures. Il devait bien être sur le point d’arriver, lui. Et aussitôt avais-je pensé cela que j’entendais la porte du café s’ouvrir. Je l’entendis arriver vers moi avec une course digne des plus grands athlètes, trébuchant presque, dans sa hâte, bien évidemment, et je me levais de ma chaise pour marcher, assez rapidement d’ailleurs, à sa rencontre.

    Demandez moi pas comment, ni pourquoi, je ne sais vraiment pas…

    Mais la première chose que je sus, c’est que je le serrais dans mes bras du plus fort que je pouvais, en réponse à sa question.


      « Dylan ! Je me suis fais grave de soucis pour toi, espèce d’idiot sur deux pattes ! »


    Ma voix, bien qu’il y ait des menaces, était soulagée, comme si ce que je venais de dire était un grand soupir de soulagement. Aussitôt que je remarquais mon geste, très inhabituel, je portais mes yeux, grands comme des billes face à mon geste, à son visage, me reculant de quelques pas titubants et incertains. Mes joues s’enflammaient d’une manière bien involontaire, tout ce que je n’avais pas prévu, en gros. Je balbutiais un espèce de « Hem… » Incompréhensible, avant de me rasseoir à ma place, portant mon regard à ma tasse de café et jouant nerveusement avec la cuillère.

      « Ouais… »
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Dylan Fletcher
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MessageSujet: Re: Bipppp....Ceci est un message enregistré.( Pv:Mikky)   Dim 14 Nov - 19:54

Une petite tête argentée était venue se plaquer contre mon torse. Se serrant autour de mes hanches, et la douce voix de Mikayla me disait qu’elle avait été inquiète? Est-ce que je rêve? Dylan réveille toi espèce d’abrutis, c’est complètement impossible ce qui t’arrive en ce moment! Un petit sourire se dessina sur mes lèvres. Mes mains se déposèrent délicatement sur ses hanches et je la serra doucement et tendrement. Toutes bonne choses on une fin, lorsqu’elle remarqua de son geste plutôt inhabituel elle recula et retourna s’assoir. Il faut croire que je ne rêvais pas. J’allais m’assoir a mon tours, et je lui souriais bêtement tout en me frottant le derrière de la tête.

-Ouais excuse moi Mikky c’est que je finissais notre dissertation sur la musique…

Je pris mon sac a dos et sortis une feuille. Je la tendis à Mikayla, je la regardais lire la feuille toute aussi passionnée et en une sorte de transe qui la rendais si jolie a mes yeux. Il ne pouvait avoir une femme plus belle que ma petite fleur. Elle parcourait la feuille en faisant bouger tranquillement ses lèvres. C’est tellement mignon, elle est mignonne ma petite Mikky. Je me sens rougir il faut que j’arrête.

« La musique messagère, de la paix

L'humanité traverse, en cette fin de XXe siècle, une période d'angoisse et d'incertitude. Les changements sont si importants et si rapides que, à vingt ans, un jeune peut déjà dire : « Le monde n'est plus ce qu'il était. » Quand tant de choses changent, c'est la société tout entière qui est appelée à se transformer et se retrouve en quête d'identité. Cette transition ce fait souvent de façon douloureuse. Les créateurs, sur lesquels ce cristallisent l'angoisse et les rêves d'une société à reconstruire, le savent bien. Pour l'artiste, qu'il soit musicien, écrivain ou peintre, cette quête est d'autres plus ardue qu'il lui faut allier une sensibilité exacerbée à une réflexion philosophique sur son art, ce qui le bouleverse au plus profond de lui-même.

L'artiste peut-il se contempler de « faire carrière », où doit-il être un ferment, un éveilleur de conscience, un « révolutionnaire »? Doit-il suivre les normes fixes par la société, ou lutter pour les faire évoluées, donc les remettes en question, au risque de devenir atypique? Peut-il se sauver seul, ou doit-il essayer de se sauver avec et pars les autres? Liberté personnelle ou liberté pour tous? Chacun réagis à sa manière, fixe les limites de l'acceptable ou de l'inacceptable. Transige ou s'oppose. Mais le choix est inéluctable... Peut-il se sauver seul, ou doit-il essayer de se sauver avec et pars les autres? Liberté personnelle ou liberté pour tous? Chacun réagis à sa manière, fixe les limites de l'acceptable ou de l'inacceptable. Transige ou s'oppose. Mais le choix est inéluctable...

Que représente l’individu au sein d’une société? Que pèse-t-il? Certains ce posent cette question dès l’adolescence. D’autre réussissent à toujours l’esquiver. L’expérience prouve, en tout cas, qu’il est possible de conjuguer les espoirs d’épanouissement personnel avec le devenir de la société dans laquelle nous vivons. Pour notre pars, nous croyons profondément qu’il est possible de construire quelque chose de nouveau –par et grâce à- la musique.
»

- Alors? Tu aimes?

Je la regardais profondément dans les yeux. Je ne savais pas si elle était déçue de mon travail ou si elle était complètement émerveillée… Grand mystère qu’elle me révèlera bientôt. Mon alarme de téléphone sonna, c’étais l’anniversaire de Mikayla aujourd’hui et mon cadeau était enfin prêt. Je me levai du bond, contourna la table et pris Mikky par la main.

- Viens j’ai quelque chose pour toi.

Je laissai quelques billets sur la table et je trainai mon amie à l’extérieur. Une fois au grand air frais qui me fouetta le visage, et aux rayons chauds du soleil qui me réchauffaient la peau je regarda l’adolescente aux cheveux colorés. D’un air complice je souriais. Je fourrai ma main dans ma poche arrière droite et je retirai mon petit bandana.

- Il faut que je te mette ça sur les yeux puisque c’est une surprise.

Je lui attachai doucement le bandeau sur les yeux, et secoua ma main pour voir si elle allait réagir… Rien… Aucun signe. Je la trainai dans les rues qui entouraient Storm Garden, prenant miles et un détour afin de la rendre dérouté et aussi pour prendre des mesures de sécurité. Il faut quand même garder la surprise, ben quoi, je ne sais pas moi peut-être qu’elle est comme Elsa et qu’elle a plusieurs repères? Enfin bref, j’étais rendu devant cet établissement d’un vert pomme éclatant, une odeur étrangère me chatouillait les narines. Je posai des écouteurs sur les oreilles de ma presque petite amie. Tenant toujours Mikayla par la main, je poussai la porte, le léger tintement d’une cloche vibra dans l’air. Le joyeux aboiement des chiens, les pépiements des oiseaux, les bulles qui éclatent dans les aquariums, et bien oui, nous sommes dans une animalerie. Je fis signe a la vendeuse d’aller LA chercher.

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Mikayla R. Blackmeadow
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MessageSujet: Re: Bipppp....Ceci est un message enregistré.( Pv:Mikky)   Lun 15 Nov - 21:13

    Dylan… Je crois que je ne peux pas décrire comment je l’aime vraiment. Il n’y a pas de mot assez précis pour cibler cette émotion qui emmène mon cœur si haut dans les nuages, comme si des milliers de papillons aux ailes enflammés s’envolaient et virevoltaient dans ma poitrine. Je regardais mon café et je jouais doucement avec la cuillère précédemment utilisée pour secouer les petites molécules de sucre et les mixer avec celles du liquide, gênée par mon geste, et confuse par le sien. Je n’avais pas rêvé. Il m’avait pris par les hanches et m’avait approché de lui. J’avais senti mon cœur sauter un battement, montant jusqu’à ma gorge dans une agréable surprise, tandis que cette chaleur envoûtante m’envahissait comme de l’eau chaude tombant en cascade sur ma tête jusqu’à mes pieds. Je me retrouvais submergée de ce sentiment incompréhensible et tout bonnement agréable qui ne cessait de me prendre par surprise ces moments-ci. La vérité est tout autre de ce qu’elle semble être. Mon amitié envers lui en traduit beaucoup plus que je ne voudrais le laisser paraître bien malgré moi. Dylan, je l’adore. Dylan, il est celui qui fait que j’ai envie de me lever le matin, celui avec qui j’aimerais m’endormir le soir. Sa voix est tellement belle. Dylan, il est celui qui figure le plus sur mon cahier de dessins, dans mes paroles que seule moi peut comprendre, dans mon art des plus abstrait que seule moi peut déchiffrer. Il est mon inspiration. Il m’a volé mon cœur en un regard et il n’est certainement pas prêt de me le redonner. Je me demande parfois où il le garde, s’il a sa place près du sien. Je me demande si je pourrai un jour le lui voler, découvrir la clé secrète qui me permettra de l’ouvrir et de m’y loger. Mais c’est tout un labyrinthe pour s’y rendre, celui que je tente de déchiffrer de tout mon gré. J’aimerais tellement…

    Mais je ne peux pas lui dire. C’est trop compliqué. Et je l’aime beaucoup trop pour me permettre de le perdre.


    Il me tend alors une feuille de papier en justifiant son absence par notre dissertation. Sa partie. La mienne était déjà faite depuis un moment. Avec un sourire, je la prends de ses mains et je me mets à la lire. J’ai un tic en lisant. En fait, mes lèvres remuent doucement quand je lis quelque-chose. Je ne crois pas que beaucoup le remarquent habituellement, ce n’est qu’un petit détail insignifiant. Mes yeux verts parcourent les lignes rapidement, et je remarque avec un étonnement difficilement dissimulé que… Wow, quoi. C’est super bien écrit, il y a beaucoup de mots compliqués… Je lis la dernière phrase, reposant mon regard sur un Dylan tout heureux qui me demande ce que j’en pense.


      « Tu croyais vraiment me duper ? » Fis-je, avec un sourire. « Allez, crache le morceau. Quel site ? »


    Il n’eut pas le temps de me répondre que la sonnerie de son portable résonnait dans la pièce. Je bus une petite gorgée de mon café en le regardant, d’un air totalement perdu, peut-être un peu trop rêveur. Allez, Mikky, réveille-toi et cesse de dormir éveillée, bon sang ! Je ne pouvais pas m’en empêcher. Il était si mignon quand il faisait autre chose. Et ses yeux, oh, ses yeux, quoi ! Je sursautai quand il se levait, d’une manière rapide et inattendue. Décidément, je ne m’habituerai jamais à sa hâte habituelle. Je reposai mon café à moitié entamé et toujours chaud sur la petite table, me demandant pourquoi il se levait ainsi. Si c’était seulement pour aller commander la brioche, j’allais sérieusement le tuer. J’avais bien failli m’échapper toute ma tasse sur mon chandail ! Et ça, ça n’aurait pas été très beau, déjà que je portais mon chandail que j’avais modifié il y a quelques semaines de ça, un beau chandail blanc maintenant nacré de plusieurs autres tissus y rajoutant un certain style. La tache immense que ça aurait fait… ! Des heures de travail à l’eau, bien évidemment.

    Mais la raison de cette hâte fit toute autre. Il contourna la table, prenant ma main dans la sienne. Son contact fut brûlant et eut l’effet d’un choc électrique parcourant mon bras au grand complet. Il me demandait de le suivre, je ne sais trop où, me disant qu’il avait quelque-chose pour moi. Il me tirait alors hors de ma chaise, mais je protestai, toujours aussi perplexe et dans une sorte de transe étrange entre la conscience et mon esprit. Je chuchotais quelques mots rapides.


      « Hé… Mais mon café… ! »


    Comme simple réponse à cela, il mit quelques billets sur la table avant de m’entraîner avec lui dehors. Et rendu là, il s’arrêtait, me regardait, toujours avec ce même sourire amusé qui me faisait complètement craquer. Ma bouche était entrouverte, mon regard traduisant peut-être de l’envie, derrière ce masque de confusion. Je ne pouvais qu’à peine respirer, je me sentais vraiment tout drôle. Et alors, il sortait un bandeau de sa poche. Une… Surprise… ? Attend. Mais oui. Ah, mais je suis idiote ! C’est mon anniversaire ! Mes yeux s’élargirent en une fraction de seconde. Je ne savais pas ce qu’il voulait me faire, mais en tout cas, j’avais du mal à comprendre ce dans quoi il m’embarquait. Il faut dire en fait que c’est du jamais vu dans ma vie banale de vilain petit canard à la maison. Il allait donc derrière moi et me couvrait les yeux de son bandeau. Je ne voyais plus rien, je ne faisais qu’entendre les bruits des voitures qui passaient, les oiseaux qui chantaient gaiement, le vent dans les arbres. Sa main reprit la mienne dans ce noir total et je me sentais frissonner au toucher, je fermais mes yeux même si je n’en avais aucunement besoin. Je me laissais guider, sans savoir par où on allait, perdant mes points de repère pour me concentrer seulement sur son toucher, sur le son de nos pas, de sa respiration, sur mon cœur qui ne cessait de battre d’une manière excessivement rapide.

    Après… je ne sais pas… Quinze bonnes minutes de marche et même plus, je sentis ses mains poser des écouteurs sur mes oreilles, et sans trop réfléchir, je lui aidais dans ce geste, frôlant ses mains de les miennes, douces, fragiles. Une musique joyeuse envahissait mon esprit, assez fort pour que je n’entende plus rien autour. Cependant, le changement d’air, les odeurs et tout le reste me faisait bien penser que nous étions entrés à l’intérieur, je ne sais trop où. Toujours avec les écouteurs sur les oreilles, je restais sourde et aveugle à tout ce qui était environnant. Je me sentais serrer timidement mais fortement la main de Dylan, comme réflexe, je crois. Je mordillais ma lèvre inférieure doucement. Le temps finit par passer. Je sentis la main de Dylan quitter la mienne pour que finalement, le bandeau soit enlevé. J’ouvrais mes yeux lentement, enlevant les écouteurs de mes oreilles par la même occasion tandis qu’ils retrouvaient les mains de leur propriétaire. Mon air fut stupéfait.

    Devant moi se tenait la plus belle chose que je n’avais jamais vue. Une petite chatte, toute belle, toute mignonne. Son poil était long et ses yeux d’une couleur si belle. Le noir de sa fourrure se mêlait à du blanc à certains endroits pour faire un super mixte. On aurait dit qu’elle avait une moustache de lait sur le bord de sa bouche, le blanc continuant sur son ventre et sur le bout de sa queue et de ses pattes. La vendeuse me tendait l’animal avec un sourire complice attribué à mon meilleur ami.


      « Oh, Dylan ! » M’exclamais-je, sous le choc, d’une voix à la fois surprise et dans un ton doux. « Elle est si belle ! »


    Je me retournais vers lui et je lui sautais dans les bras. Ouah, c’était la deuxième fois de la journée que je faisais un truc dans le genre. Je le serrai contre moi quelques instants avant de me retourner vers la vendeuse. Je prenais la petite chose délicate qu’était cette minette d’à peine cinq mois dans mes bras, grattant ses oreilles et flattant son poil doux comme du velours. La belle petite chose qu'elle était semblait déjà m'apprécier et ronronnait de plaisir tant je la caressais avec douceur. Ses petits yeux félins se fermaient à chaque grattement. Qu'elle était belle.

    Si belle. C’est tellement beau, des animaux. Des vies si fragiles qu’on a entre nos mains du moment qu’on les a dans nos bras. Ils sont à nous et on se doit de les aimer, de les ‘former’, en quelque sorte. Je ne la connaissais que depuis quelques minutes et déjà je l’aimais. C’était comme si je donnais une partie de mon âme à ce petit être tout innocent et beau. Je me demandais comment j’allais la nommer. Je ne savais tellement pas. Aucun nom ne me venait à l’esprit. C’est sous ses ronronnements que je me retournais vers Dylan. Face à son sourire, je devais sembler avoir des étoiles dans les yeux. J’en voyais dans les siens. Ses si beaux yeux que j’adorais regarder. Fixer sans pouvoir m’arrêter. Sans arrêter. Jamais. Je voudrais regarder dans ses yeux indéfiniment et ne jamais devoir me débarrasser de son regard, de son toucher, de sa voix, sa si belle voix. Je lui souriais une nouvelle fois.


      « Merci. Je t’… »


    Ma voix se coupait alors que j’allais prononcer ce mot que je ne voulais prononcer. Je me reprenais rapidement, me sentant rougir un peu, détournant le regard sous celui de la vendeuse qui semblait trouver la situation mignonne et cocasse en même temps. Elle me fit un clin d’œil, auquel je ne sus quoi répondre.

      « Je t’adore, Dylan. »


    Je soupirais en retournant mon regard sur lui. Lui. Lui qui était toute ma vie et ma pensée. J’étais sincère. Je ne pouvais pas le détester. Jamais. Nier que je l’aimais était une chose qui m’était tout bonnement impossible. Je lui souriais toujours. Je faisais un petit regard à la vendeuse avant de prendre la main de Dylan de ma main libre. Nous étions bien dans une animalerie. Si c’était pour acheter un animal, alors il me fallait quelques petits trucs à mettre dans ma maison pour subvenir à ses besoins de petite minette qui n’avait encore aucun nom.

    Je serrais la main de Dylan contre la mienne.


      « D’accord, tu m’as acheté un chat. Maintenant, tu m’aides à choisir. »


    Je le tirais alors vers la section des colliers.

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Dylan Fletcher
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MessageSujet: Re: Bipppp....Ceci est un message enregistré.( Pv:Mikky)   Jeu 16 Déc - 16:45

Mon cœur ne dit qu’un bond, j’ai eu la sensation qu’il allait carrément sortir de ma poitrine lorsqu’elle avait suspendue sa phrase. Son petit « Oh Dylan je t’…. » M’avait surement fait rougir de la tête aux pieds. Ça y est! Je l’avais conquise! Je finissais la phrase mentalement. J’imaginais déjà le scénario, elle qui m’avouait enfin ses sentiments et moi qui était l’homme le plus heureux du monde. Mais cette phrase ne s’était pas terminée comme je me l’étais imaginé même dans mes plus beaux rêves … Mine de rien, je ne me laisserais pas décourager, je l’aime, je lui offre cette vie, ce petit chat plein d’amour et je sais qu’elle s’occupera bien d’elle. Je sais, elles veilleront l’unes sur l’autre. Comme des meilleures amies pour la vie, comme des jumeaux, des siamois, des âmes-sœur! Oui des âmes sœur! Puisque c’est exactement à Mikayla que j’ai songé lorsque j’ai vue ces petites pupilles félines miroité dans la vitrine du magasin, j’avais vu cette joie de vivre, cette gêne, cette petite malice cachotière et innocente de Mikayla.

Cette phrase résonnait dans ma tête.

« Moi aussi je t’adore Mikayla. »

Je sentis une chaleur dans ma main qui fit rayonner mon cœur, elle m’avait prise la main! Le sourire que j’affichais devait valoir le million à vue de regarder la tête de la vendeuse qui, ne comprenais pas grand-chose de notre conversation. Elle m’entraina, main dans la main, dans la rangé des colliers. Je regardais la petite chatte qui ronronnait toujours de plaisir.

« Comment est-ce que tu va l’appeler? »

Je posai ma paume sur sa petite tête délicate, ses pupilles qui brillaient chaudement, comme si elle était raide dingue de moi. Elle était si douce, si affectueuse, je suis complètement fou d’elle… Eu au fait je ne parle pas du chat mais de Mikayla… Oh quoique le chat c’est un peu pareil puisqu’elles sont complètement jumelles…PAREILLES!

« Moustache? »

La petite minoune éternua, je pouffai de rire, comme si elle me disait ‘’Werk espèce d’idiot c’est donc bin laid ça!’’

« Ok…Ok j’ai compris! »

Dis-je complètement plier en deux et en tenant toujours la main de Mikayla, il faut le souligner. Je regardais les rayons, tenta d’immortaliser se moment le plus longtemps que possible, les couleurs foudroyantes, électrisées, vives, colorés, vibrantes d’énergies… C’est ce que je voyais où plutôt ce que je ressentais dans cette allée avec Mikki. Je glissais ma main dans les colliers pour chat, les petites clochettes raisonnaient et s’enchantaient magiquement avec le ronronnement mêlée a cette symphonie.

Je n’arrivais pas à choisir, j’étais indécis, ça passait du bleu au rose sans oublier le vert et l’arc-en-ciel. Toutes les couleurs imaginables et inimaginables étaient là entrain de se balancer tout en scintillant. Je laissais donc Mikayla choisir le collier. Par contre, la litière et tout les autres trucs, c’étais carrément autre chose. Je courrai presque comme un enfant dans un Toys R Us, mes yeux scintillaient de bonne humeur, heureux et trop gâter. J’étais comme un poisson dans l’eau, je regardais complètement le royaume du Père Noel et ses petits lutins. Je voulais absolument avoir la plus belle litière, la plus propre et la moins odorante. Je voulais l’abreuvoir la plus Itech. Possible celle ou l’eau coule de partout avec les jolie lumières qui changent, je voulais les plus beau jouets et les plus amusants. Vous savez le petit truc infusé d’odeur d’herbe à chat? Et bien c’est complètement celui-là que je veux! Les gouttes à puces, une belle brosse et surtout le plus important… Le médaillon! La fierté de l’animal, la fierté de porté son nom et le de son maitre, sa sœur, sa meilleure amie, sa mère… Bref la personne à qui elle tient et a qui je tiens dans ce cas-ci. OH mon Dieu! Des baballes! Des souris en peluches! Un gant avec des cordes et des petits bébelles! JE LES VEUXXX!!!

J’ouvris une porte, dix millions de paires d’yeux me fixèrent tout en même temps. Des chiens et des toiletteuses… Eu…Ce n’étais pas sensé être la porte des toilettes ça? Je souriais d’embarras… Un dame à l’air bête qui avait un clipper en main et qui tondait un Caniche Royal, me regardais d’un air de ‘’ Qu’est-ce que tu fais la mon p’tit perdu d’la vie?’’ Je me retournai et regarda la porte, je la pointai et me retourna confus, regardant la gentille et petit vieille bougonne.

« Hihi….Désoler… »

Et je m’enfuis de cette pièce mal odorante. Une gêne immense s’était emparée de moi, moi qui est d’origine non-gênable, les épaules recourbées ver l’avant, la tête basse, je me dirigeais, avec mon panier en main, vers Mikayla qui elle était toujours dans la section des colliers. Je lui montrais tout ce que j’avais trouvé. Je lui ouvrais mon coffre à trésor. Elle avait l’air un peu impressionné…. Ou décourager? Je ne sais pas mais au moins elle ne peut pas dire que je ne l’aide pas.

« Rigarde! Rigarde Mikki! Rigarde ce que j’ai trouvé pour ta nouvelle petite motemote de poil! Dis-je enfantin, regarde j’ai des jouets une litière, une brosse pour les poils longs, un truc pour les puces et les bouboules de poils…. »

Je lui faisais carrément l’inventaire! Non mais c’est fou arrêter moi quelqu’un! Je vais pêter le dernier fusible en service de mon cerveau! Pitiez au secours! Je sens déjà la fumé sortir de mes oreilles!

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Mikayla R. Blackmeadow
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MessageSujet: Re: Bipppp....Ceci est un message enregistré.( Pv:Mikky)   Dim 19 Déc - 21:20

    Sa main dans la mienne… Le contact de sa peau sur ma peau, les frissons de bonheur qui m’envahissaient, cette flamme qui ne mourrait jamais qui brûlait plus vivement, me donnant des papillons au plus profond de mon corps, des papillons qui ne cessaient de brûler en montant plus haut, plus haut et toujours plus haut. Qui faisaient sauter un battement à mon pauvre cœur qui ne cessait de s’accélérer, qui montaient dans ma gorge. Il me laissait sans voix. Il me laissait sans souffle. Sans aucun espoir. Le savait-il seulement ? Le savait-il, comment, quand j’étais avec lui, je ne voyais plus le temps passer ? Savait-il qu’au plus profond de moi-même, je ne respirais que pour lui ? Savait-il seulement que tous mes pas, les plus minimes sont-ils, j’aurais aimé les faire avec lui à mes côtés ? Ces pensées si minimes me donnaient des centaines de chocs qui parcouraient tout le long de mon corps. Que je l’aimais. Aucun mot n’est assez fort pour le décrire. C’est dans les ronronnements de la petite minette que je m’engouffrais avec lui dans la grande rangée des colliers. Cette animalerie était totalement immense. Il y avait des choses pour tous les goûts, pour tous les animaux. Les colliers étaient resplendissants. Il y en avait de toutes les sortes, toutes les couleurs. Il y avait une multitude de petites clochettes, de grelots, de médaillons. C’était magnifique comment on avait l’embarras du choix. Il y avait tellement de choix que je ne savais même pas ce qui serait le meilleur à choisir.

    Je regardais la petite minette quelques instants, qui continuait de ronronner tandis que je la tenais comme un petit bébé, d’un seul bras, car mon autre main était – Oh et tellement bien – occupée. Je le regardais deux petites secondes avant de retourner mon regard sur ma petite chatte qui semblait déjà dans les patates. Elle était tellement belle. Je ne le dirai jamais assez. Mon cœur battait tellement vite, dans ma poitrine, qu’on aurait dit qu’il allait s’enfuir. Et alors sa voix, sa si douce voix, retentissait dans la salle. Il demandait une question qui portait mon attention une nouvelle fois sur la petite minette qui ronronnait en me regardant de ses yeux ambre si expressifs et si doux. Il posait sa main sur ma tête, tout de suite après, et je sentais mon cœur fondre au grand complet. J’avais tellement de mal à me retenir. Tellement de mal à ne pas lui sauter dans les bras. Tellement de mal à me retenir de l’embrasser, là, maintenant, laissant tout derrière moi, que moi et lui, personne d’autre. Je devais être rouge. Tellement rouge. Mon regard se posait sur lui, regard si gêné, avec ce sourire si caractéristique à ce genre de moments. Ses yeux à lui étaient si beaux. Son regard… C’était inexplicable comment il me plongeait dans un autre monde, dans un autre univers qui n’appartenait qu’à moi. Où toute gravité était inexistante. Où je flottais, comme sur un nuage, au septième ciel.

    Le petit éternuement de ma nouvelle amie face au nom que Dylan avait proposé nous firent tout deux pouffer d’un fou rire incontrôlé. Clairement, elle ne semblait pas aimer cette proposition. Elle secoua sa petite tête, les oreilles battant de chaque côté de sa tête avec un bruit très spécial, rappelant celui des oiseaux au vol. En y pensant bien… Son allure de petite minette qui venait de se planter le visage dans le lait m’inspirait bien un nom… Cependant, je trouvais qu’Oreo faisait trop masculin pour elle, puisque cette petite femelle semblait beaucoup trop chouchoute pour s’appeler comme ça. Alors je cherchais encore, et encore. Un moyen de ne pas donner la marque de commerce et d’une manière, disant la même chose.

    Dylan me quittait par la suite, me laissant la lourde tâche de trouver un beau collier. Avec mon côté artistique, agencer les couleurs m’était facile, je savais que je trouverais bien quelque-chose qui la rendrait unique. Ce qui fit le plus dur, c’est sa main lâchant la mienne. Je la sentit partir tout doucement, nos doigts se frôlant jusqu’à la fin, jusqu’à ce que je ne puisse plus l’atteindre. Douloureux. Oui, totalement. Car j’étais si bien, comme ça. Mes yeux regardaient alors sa silhouette disparaître entre les rangées, de sa démarche heureuse, de sa joie de vivre que j’enviais tellement. Oh, Dylan. Si tu savais…

    Si seulement tu savais.

    Mon attention se reportait par la suite sur la minette qui avait émit un petit miaulement. Je lui grattais affectueusement l’oreille.


      « Oui, oui, ma belle. Je vais te trouver le collier parfait. »


    Celui qui lui irait le mieux, celui qui ferait plusieurs jaloux. Il y en avait tellement que c’était dur de choisir, tellement dur que ça me parut des heures de recherche avant que je ne finisse par trouver quelque-chose de parfait : Un somptueux collier d’un rouge vin étincelant, d’où j’avais déjà des idées pour rajouter une belle boucle de la même couleur d’un ruban, juste en arrière de sa petite tête trop mignonne. Qu’elle serait belle. Je pris le collier et je lui mettais. Il ne me resterait qu’à trouver un beau ruban chez moi. J’en avais des centaines qui pouvaient facilement subvenir à ce besoin. Et qui voilà ? C’est Dylan, qui revient à la course, avec tant de choses dans ses mains que j’ai peur qu’il ne s’enfarge et qu’il ne tombe. Il me montrait le tout avec une telle hâte, avec une voix si enjouée, avec tout ce qui pouvait décrire sa personnalité. J’en restais bouche-bée, par tous ces trucs qu’il avait trouvé, par cette maladie si douce qui me rongeait toujours. Il y avait tellement de choses…. Tout ce qui était essentiel y était. Tout ce que ma minette aurait besoin.

    Je fais petit rire en le voyant ainsi énervé et je m’adresse à lui d’une voix douce.


      « Dylan… C’est super. Tu as réussi à trouver tout cela pendant que moi, l’idiote, je suis restée là à chercher pour un collier ! Tu es un expert. »


    Je m’avançais. Je regardais le tas de choses qu’il avait apporté et je ne pouvais m’empêcher de sourire. Un sourire satisfait, heureux, plein d’amour, plein de désir. Maintenant, il ne restait qu’à tout payer. Nous retournions vers la vendeuse qui semblait totalement ne rien comprendre à notre langage – enfin, seulement une partie du mien, en fait mais puisque dans ce cas-ci je m’adressais en Québécois… – Je payais tout ce que Dylan avait trouvé. Évidemment, je ne voulais pas qu’il me paye tout ça après m’avoir offert la plus mignonne des petites boules de poils au monde ! C’est tout de suite après que nous repartions, moi avec un panier contenant ma petite minette, les sacs de l’autre main, totalement encombrée. Je m’en fichais, cette journée, tant qu’à la passer avec Dylan, je la passerais de mon mieux. Il fallait aller chez moi, maintenant. Et dire que c’était la première fois qu’il y mettrait les pieds, en tant d’Années. Je ne sais trop pourquoi il n’était jamais venu chez moi. Enfin, je ne pourrais vraiment le dire. Tout ce que je sais, c’est qu’habituellement, c’est moi qui le visite directement à la résidence. Si non, nous sommes toujours sortis. Nous arrêtions au café, où je pris les clés de ma voiture, un ancien modèle que mon grand-père avait jadis possédé. Elle était rare et j’en prenais soin. Et en plus, sa couleur rouge était tout bonnement attrayante – enfin, fallait dire que c’était ma couleur préférée aussi.

    Je déposais mon petit chat sur la banquette arrière tout en pensant à son nom, avec tout le matériel, avant de refermer la porte et de m’asseoir du côté conducteur, invitant Dylan à venir avec moi.


      « Allez, embarque. Aujourd’hui, je t’amène chez moi. »


    Je souriais. C’était la plus belle journée de ma vie. Le plus beau des 20 octobre. Mes 19 ans… Et vraiment, il fallait le dire, je les fêtais en très, très bonne compagnie.
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